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Colloque 2009

« Le cinéma africain et les arts africains »

Le cinéma africain a été compris et reconnu partout dans le monde pour ses thématiques ainsi que pour le génie propre et l’inventivité avec lesquels les différentes histoires sont racontées. Depuis La Noire de… jusqu’à Bamako, les critiques et le public en Afrique et ailleurs ont été brutalement confrontés, physiquement et intellectuellement, à la présence, aux effets et aux souffrances causées par le colonialisme et le post-colonialisme. Dans Wend Kuuni, Yeelen, Hyènes, Macadam Tribu et d’autres chefs d’œuvres cinématographiques, ces mêmes critiques et ce public ont été conduits avec subtilité et doigté par d’éminents conteurs, à explorer les paysages et les espaces urbains au travers desquels les idéaux africains ainsi que les préoccupations, les traditions et les valeurs sont mis en scène, soumis à l’épreuve et finalement célébrés et appréciés de tous. Pendant quarante-cinq ans, la qualité artistique ainsi que les thématiques des films documentaires et de fiction du cinéma africain ont été remarquables.

Mais qu’en est-il de la visibilité, des formes de la signification de ce cinéma ? Les critiques peuvent volontiers parler des images extraordinairement belles de ce cinéma, film après film, et le public de même en être captivé. Mais la complexité, l’héritage et la logique de l’art visuel des films africains n’ont été que très rarement soulignés, interrogés ou interprétés. Le symposium « Cinéma africain et Arts africains » se concentrera sur cette problématique, sous forme de conférences suivies de discussions pendant les deux premiers jours de l’édition du FESPACO 2009. AA des critiques de cinéma exerçants sur le continent viendront se joindre d’autres venant de l’extérieur, pour qu’ensemble ils partagent ce que leurs expériences et recherches leur auront enseigné. Nous prévoyons que certains intervenants puissent analyser certains films ou parties de films tandis que d’autres s’attelleront à explorer le corpus d’un cinéaste ou d’un designer. D’autres encore se pencheront sur la structure visuelle qui caractérise un genre particulier ou national, particulièrement en relation avec les pratiques et les traditions dans les arts graphiques.

Outre les critiques du cinéma, des historiens et spécialistes de l’art africain aborderont certains aspects ou parties du cinéma africain en lien avec leur propre spécialité, qu’il s’agisse des signes hiéroglyphiques de l’Egypte ancienne, des masques africains du XIXe siècle, de l’art contemporain du textile, voire du graffiti. Dans quelle mesure les films africains intègrent-ils ou prennent-ils en compte le tissu de leur environnement visuel ? En fin de compte, nous pensons inviter quelques réalisateurs et cinéastes à partager avec nous leurs expériences, méthodes de travail ainsi que leur espoir pour le futur du film africain. Nous sommes convaincus que les contributions qui pourraient venir d’un réalisateur de film, d’un décorateur, d’un compositeur de musique, d’un sculpteur, d’un peintre, d’un styliste ou de tout autre designer peuvent éclairer les débats et élargir l’horizon des thématiques de ce symposium.

Interventions du colloque :

2 mars 2009

Théophile Obenga (USA) :

        Discours d’ouverture

Cheik M’Backé Diop (France) : « Méthodes de datation des objets archéologiques »

Yoporeka Somet (France) : « L’art africain dans l’espace et le temps »

Oger Kaboré (Burkina Faso) : « La musique traditionnelle comme source d’inspiration pour les cinéastes africains »

Konomba Traoré (Burkina Faso) : « Notes de balafon »

3 mars 2009

Yamba Bidima (Burkina Faso) :

        « Images et imaginaires dans l’art sculptural Lobi »

Daniel Payot (France) : « L’art africain entre silence et promesse »

Aboubacar Sanogo (Canada) : « Situation du rapport entre cinéma et arts visuels en Afrique »

Basile Guissou (Burkina Faso): « Cinéma africain et identité culturelle »

Théophile Obenga (USA): « La culture africaine comme ciment de l’unité africaine »

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