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Colloque 2011

« Mythes fondateurs, imaginaires et récits »

« La voie la plus courte pour aller vers l’avenir est celle qui passe toujours par l’approfondissement du passé »                                                                                                        Aimé Césaire

Mythes, légendes, épopées, contes, proverbes, etc., sont autant de formes d’expression de l’imaginaire d’un peuple. Ce sont aussi des voies par lesquelles la mémoire culturelle de ce peuple s’est constituée, et s’est perpétuée en se transmettant de générations en générations. Les grands mythes fondateurs de la Grèce antique ont ainsi préparé la voie à l’émergence de la philosophie, de la tragédie, du théâtre, de la littérature, dans le monde occidental. Un grand nombre d’expressions ainsi que de mots du vocabulaire courant perpétuent encore de nos jours ce riche héritage ancien.

Que ces mythes aient été d’abord contés et récités, mis en vers ou en musique et chantés avant d’être fixés par l’écrit (comme ce fut le cas pour l’Odyssée et l’Iliade), l’Afrique ancienne, à l’instar de la Grèce a connu et pratiqué ces genres littéraires, sous diverses formes. D’ailleurs, un examen approfondi des mythes fondateurs de la Grèce et de l’Afrique antiques révèle que ces deux univers culturels si différents, n’étaient pas cependant aussi étanches. Nombre de figures de la mythologie de l’Egypte ancienne se retrouvent en effet dans les mythes grecs.

Contes, légendes et mythes fondateurs de diverses parties du continent africain ont aussi en partage ce fond culturel ancien.

Comment ce riche héritage, qui a irrigué la vie culturelle, spirituelle et intellectuelle de l’Afrique à travers les âges, est-il réinvesti de nos jours dans la production intellectuelle et la création artistique ? Pour ce qui est de la production cinématographique, ce fonds culturel ancien, constitués de mythes, légendes et contes, a été investi avec bonheur, à travers notamment La moisson de 3000 ans de l’Ethiopien Hailé Gerima, Ajani Ogun d’Ola Balogun du Nigeria, Yeleen de Souleymane Cissé et Guimba de Cheick Omar Cissoko du Mali, Sia, de Dani Kouyaté et  Buud Yam de Gaston Kaboré du Burkina Faso. A ces grandes réalisations, il faut ajouter le projet tout à fait original du réalisateur italien Pier Paolo Pasolini, Carnet de notes pour une Orestie africaine, qui propose une lecture de l’actualité politique africaine des années 70, à la lumière d’une tragédie grecque, l’Orestie d’Eschyle.

Cette problématique se porte au-delà de la production cinématographique, et concerne aussi bien le théâtre, la poésie, la littérature, la danse (notamment des masques), la musique, le ballet, la chorégraphie, mais également la peinture, la sculpture, l’art du textile, etc.

Interventions du colloque :

28 février 2011

Raymond Weber (France) :

        « Le mythe : pont entre traditions et enjeux pour le monde à venir »

Yoporeka Somet (France) : « Les fonctions du mythe »

Jean-Paul Colleyn (France) : « Arts du mythe »

Cheikh M’Backé Diop (France) : « Sciences et mythes »

1er mars 2011

Laarlé Naba (Burkina Faso)

Cheik Oumar Sissoko (Mali) : « Le dernier conteur »

Youssouf Tata Cissé (Mali) : « Le mythe cosmogonique bambara »

Lassana Kamissoko (Mali)

2 mars 2011

Yacouba Konaté (Côte d’Ivoire) :

        « Ressources africaines du mythe »

Françoise Dahmane (France) : « Les mythes interrogés – leur influence – dans la création contemporaine africaine, le cinéma, fictions »

Cham Bye (USA)

Rod Stoneman (Irlande) : « Comment Hollywood s’est accaparé des mythes pour produire des œuvres cinématographiques : le film Avatar un mythe contemporain ? »

Michael Martin (USA) : « Mythes : le passé et l’avenir »

Ce message est également disponible en : Anglais