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Pas de futur sans culture

Table ronde et bilan de projets du programme ACPCulture +, en partenariat avec l’Organisation
Internationale de la Francophonie, à l’Institut Imagine le vendredi 3 mars 2017.
La journée a débuté avec le bilan du projet « Capitale Numérique » mis en oeuvre par
l’Organisation Internationale de la Francophonie et soutenu par le Programme ACPCultures +.
M. Alain Carou a pu nous informer sur l’avancée de la numérisation des archives audiovisuelles
africaines conservées sur cassettes à la Bibliothèque Nationale de France. Ce patrimoine sera
accessible dans différentes structures africaines, et notamment au centre de consultation Buud
Yam de l’Institut Imagine.
Les représentants de l’INA, l’Institut National des Archives françaises, sont venus expliquer leur
gestion des archives audiovisuelles télévisées et radiophoniques et leur système de consultation
par le biais d’un site internet. Ils ont souligné l’importance de la mise en valeur des archives
numérisées avec pour exemple des productions de séries documentaires qui réactivent ces images.
L’UEMOA a ensuite exposé la directive « Dépôt légal » élaborée avec l’appui de l’INA. L’objectif est
de proposer aux réalisateurs de déposer une copie de leur oeuvre audiovisuelle afin de protéger
leur droit d’auteur.
Puis, il a été question de la remise en circulation des films numérisés. L’Institut Imagine a pu
donner l’exemple de son centre de consultation où les archives prochainement numérisées seront
consultables par le public.
Nous avons officiellement inauguré le scanner numérique dont dispose l’Institut Imagine. Cet
appareil permet de numériser les pellicules de films et de les sauvegarder en données numériques.
Un travail de restauration est à faire pour redonner aux images leurs qualités originales car
souvent, les pellicules se sont détériorées avec le temps. C’est donc un processus long et complexe
qui nécessite la formation d’un personnel qualifié, un nouveau domaine de formation pour
l’Institut Imagine qui compte bien développer cet axe.
Après la pause déjeuner, une table ronde s’est déroulée sur le thème : « Audiovisuel et formation :
adapter les cursus au marché ».
La conférence a été ouverte par M. Léonard Emile Ognimba, Sous secrétaire général du Groupe des
Etats ACP, Mme Aida Liha Matejicek, Chef d’Unité à la Commission européenne (Coopération
internationale et du Développement) et Mme Youma Fall, Directrice « Langue française, culture et
diversités » de l’OIF.
Cette rencontre a permis de favoriser le dialogue entre écoles de formation, professionnels du
secteur et décideurs autour de la formation aux métiers de l’audiovisuel, thème du 25ème
FESPACO. Plusieurs intervenants ont pu mettre en avant les bonnes pratiques en termes
d’adaptation des structures au marché, soit en s’appuyant sur les pouvoirs publics, soit en
enrichissant leur cursus de nouvelles filières en lien avec l’apparition de nouveaux besoins du
secteur et de l’évolution technologique et multimédia.
Nous avons pu assister aux témoignages de Mme Nathalie Deguimbe, Institut des arts de diffusion
(IAD, Belgique), M Marcellin Zannou, Directeur de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel
(ISMA, Bénin), M. Victor Ossavou, de l’Institut National de la Poste et des Technologies de
l’Information et de la Communication (INPTIC, Gabon), M. Sébastien Tendeng de la Pépinière
d’entreprises de production de Saint-Louis, et M. Almamy Boukary Ouédraogo de la
Radiotélévision du Burkina Faso.