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Production des films à petit Budget : l’expérience des films du dromadaire fait école.

Produire des films à petit budget, c’est possible ! Et c’est d’ailleurs autour de cette idée force que sont réunis à IMAGINE, les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Au moment où la production cinématographique connait de plus en plus des difficultés de financement, il a paru nécessaire pour ces professionnels burkinabè du 7ème art  de repenser la manière et les formats de production des films. C’est tout le sens de cet atelier de formation et de réflexion qui s’est ouvert ce 09 avril 2018 à l’Institut IMAGINE.

Faire des films et de beaux films à petit budget, c’est possible ! L’association Succès Cinéma Burkina Faso, structure organisatrice de l’atelier  en est consciente pour avoir été une structure témoin de la production de nombreux films à petit budget au Burkina Faso.

Il s’agira pour les participants pendant de cet atelier de partir de l’expérience des films du dromadaire de  Boubakar DIALLO qui, depuis 2011 a choisi de produire des films à budget modéré.

Pour Gaston KABORE, Président de l’Association Succès Cinéma,  l’objectif est d’évaluer et de  dresser  le bilan  de 7 ans de films à petit budget produits au Burkina Faso. ” Depuis que Boubacar DIALLO a lancé des films de fiction, long métrage pour une diffusion commerciale en salle, il y a eu beaucoup de films qui ont été faits probablement 75 films en l’espace de 7 ans. En tant qu’association  des producteurs burkinabé  pour la gestion du fonds de soutien Succès Cinéma Burkina Faso, nous sommes des témoins privilégiés de cette évolution de production de films à petit budget,” précise Gaston KABORE.

Selon toujours la même source, si quantitativement les résultats  de ces films sont probablement atteints, il faut cependant s’interroger sur certains aspects.  “La qualité, l’expression, l’artistique, le style,  l’esthétique,  la diversité et la profondeur des thématiques abordées  sont autant de questions  que  nous voulons interroger,” poursuit Gaston KABORE .

Pendant donc une  semaine, Cinéastes, Monteurs, Scénaristes et  Comédiens se livreront à un exercice de réflexion  et d’évaluation sur la production des films à petit budget, une nouvelle formule  qui s’impose aujourd’hui comme une des alternatives pour résister à la crise mondiale du cinéma.

L’atelier qui se veut également un cadre de partage d’expériences, le cas des films du dromadaire a fait école.  En effet, l’occasion a été donnée au réalisateur Boubacar DIALLO, l’un des pionniers des productions des films à petit budget au Burkina de justifier son choix. “Disons qu’au début, on nous prenait pour des extra-terrestres. Les cinéastes africains disaient à l’époque que le public africain n’aime pas son cinéma. Et moi je disais,  est-ce que les cinéastes africains ont donné au public ce qu’il attendait d’eux ?

 Avant de parler de budget, c’est de faire aussi un type de film de proximité, des histoires dans lesquelles les gens se reconnaissent qui prennent en compte les enjeux du moment. Si on fait des films avec de gros budget en comptant sur les financements du nord, qu’est-ce qu’il adviendra du cinéma africain le jour où le nord va fermer le robinet (…) et par la suite l’histoire nous a donné raison parce que progressivement, c’est ce à quoi on a assisté. Donc,  on a eu la chance de faire partie des pionniers et avec le temps, le public a adhéré au mouvement”.

Outre le thème central, plusieurs sous thèmes seront également abordés. Il s’agit entre autres de :

  • La thématique des films et le niveau d’écriture scénaristiques
  • La réalisation, la mise en scène et la Directions des acteurs
  • La qualité technique des films : la direction photo
  • Approche critique des films populaires à petit budget

 

Fatim.Barro