Il est fait appel aux plus grands penseurs, essayistes, philosophes et théoriciens de l’art et de la création, aux artistes et créateurs fondateurs de courants artistiques, aux sociologues et anthropologues les plus avertis et les plus lucides face aux évolutions et aux questionnements sur l’art et la communication, l’écriture et le récit, l’individu et la société, l’histoire et l’imaginaire, etc.

Ces séminaires qui durent en moyenne deux à trois jours ont pour but de nourrir et de féconder les esprits ; ils se tiendront la plupart du temps à ciel ouvert dans les jardins d’IMAGINE et sont ouverts également au public. Ils sont programmés généralement durant la période où le plus grand nombre de stagiaires de toutes professions et de tous horizons est présent en même temps à IMAGINE.

Nos offres

Vous êtes une institution, un opérateur ou une association œuvrant dans le domaine du cinéma, de la télévision ou du multimédia: Bénéficiez de notre expertise (pour définir vos besoins, rechercher vos publics), de nos compétences techniques (équipement informatique, logiciels, matériel audiovisuel et cinéma récents et performants) et logistiques (salles de cours, de montage, de projection, réfectoire et hébergement sur place en chambres tout confort) pour mener à bien vos ateliers

Exemples d’ateliers hébergés par l’Institut Imagine

  • Atelier de cinéma d’animation organisé par Canal France International du 3 au 16 décembre 2012 à destination de 7 animateurs provenant du Burundi, du Cameroun, de la Guinée, du Togo, du Sénégal et du Burkina Faso.
  • Cours d’été organisés par l’Institut d’études africaines de la Carlton University du 12 mai au 4 juin 2012 à destination de 12 étudiants canadiens de 3 et 4ème année
  • Formation de comédiens organisée par le Carrefour international du théâtre de Ouagadougou (CITO du 27 au 29 août 2011 et du 17 au 19 novembre 2011 à destination de 47 comédiens burkinabè.
  • Atelier Habillage d’antenne organisé par le Centre international de formation à l’audiovisuel et de production (CIFAP) du 17 au 28 juillet 2006 à destination de 22 participants provenant du Bénin, de Djibouti, du Cameroun, du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso. Formation d’entrepreneurs du secteur de l’image organisé par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) du 21 au 26 juin 2004 à destination de 30 participants venant du Bénin, du Canada, du Cameroun, de la France, du Togo, de la Tunisie et du Burkina Faso.
  • Les formations professionnelles et techniques dans les métiers du cinéma, de la télévision et du multimédia

CONDITIONS DE PARTICIPATION AUX FORMATIONS

Les formations continues de l’Institut IMAGINE s’adressent à trois types de publics :


Niveau 1 : les jeunes talents en début de carrière

Niveau 2 : les professionnels confirmés

Niveau 3 : les professionnels expérimentés souhaitant devenir formateurs

Les formations de Niveau 1 s’adressent à de jeunes débutants qui désirent consolider leurs connaissances techniques et une certaine pratique qu’ils ont pu acquérir sur le tas. De tels ateliers de consolidation durent en moyenne 6  semaines et sont encadrés par des professionnels aguerris et enthousiastes de transmettre à de futurs professionnels les ficelles du métier mais aussi l’amour de la rigueur, de l’inventivité et du risque. En général, ces ateliers de Niveau 1 reçoivent des jeunes femmes et hommes âgés de 18 à 25 ans.

 Le Niveau 2 s’adresse à des professionnels déjà expérimentés qui sont en demande de perfectionnement dans des domaines très précis ou sur des équipements très spécifiques. Les ateliers de perfectionnement exigent une pratique professionnelle d’au moins 5 ans. Les postulants doivent soumettre des travaux effectivement réalisés ainsi qu’un dossier technique très détaillé comprenant notamment une description extrêmement précise de leurs attentes en termes de plus grande maîtrise théorique et pratique de leur métier. Il s’agit de cycles de « master classes » qui sont animées par des « maîtres » de réputation internationale utilisant leur propres œuvres pour expliquer leurs approches et leurs choix créatifs et artistiques, leurs parti pris techniques et les contraintes qu’ils ont dû souvent contourner ou détourner pour parvenir à exprimer ce qu’ils avaient dans le ventre et dans la tête, dans le cœur et dans l’âme.
Ces « master classes » sont très pointues et très pratiques, sans omettre de faire entrer en jeu l’expressivité de l’émotion, les maîtres décortiquant leurs méthodes et astuces, dévoilant leurs doutes, leurs tentatives, leurs réussites et leurs échecs relatifs, témoignant des nécessités et des désirs qui les habitent.

Le Niveau 3 met en œuvre des ateliers de « formation de formateurs ». Comme son nom l’indique, ce type d’atelier a pour but de donner à des professionnels confirmés, talentueux et avertis, des outils pédagogiques et de développer leurs aptitudes à devenir des « passeurs de connaissance  et de savoir-faire » afin de démultiplier les possibilités d’organiser des sessions de formation de haute qualité professionnelle dans les différents pays. La sélection à ce Niveau 3 est très sévère car il y a des enjeux de compétence, de responsabilité, de morale, d’éthique et de rigueur professionnels qui sont à prendre en compte. Il n’est pas besoin d’avoir fait de Niveau 2 à IMAGINE pour accéder aux ateliers de Niveau 3 et cela ne constitue pas non plus une condition suffisante. L’enseignement est donné par des professionnels triés sur le volet en raison, d’une part de la diversité et de la qualité de leur œuvre personnelle, d’autre part de leur aptitude particulière à communiquer et redistribuer le capital d’expériences techniques, créatives et humaines accumulées au cours de leur carrière, qu’elle soit longue ou fulgurante. Il faut que les formateurs de ce niveau aient en plus de leur compétence technique et de leur professionnalisme indiscutable, une réflexion et un discours singuliers sur leur métier et sur leur rapport à l’expression artistique et à la création de façon générale.

Participez à nos ateliers de formation continue et de perfectionnement.

IMAGINE was set up to provide a full range of training capabilities within Africa. It also aims to provide training in all activities related to the cinema, television and multimedia industries. Special emphasis will be placed on the training of playwrights, writers and scriptwriters, because any theatre or television film, whether fiction or non-fiction, starts with a well written story. Another priority will be to train keen, creative and efficient producers, since we need inspired entrepreneurs with the ability to bring together talented creators and technicians around a project. The institute will train creative and technical staff (directors of photography, cameramen, sound engineers, sound designers, composers, set designers, wardrobe masters/mistresses, make-up artists, film editors, actors, promoters and distributors) in order to contribute to the emergence of new trends that combine inspiration, innovation, investiveness, sensitivity and rigor in both their content and their form.

IMAGINE aims to pass on knowledge and know-how, to convey the art of inventing and telling stories, and to foster and stimulate talent.

It is a place of learning where teachers will pass on their art to carefully selected students. A small number of these students will in their turn become “knowledge communicators”. This will increase the general momentum and so lead to the creation of other “IMAGINE” institutes in Africa and on other continents.

Gaston J-M KABORE

Motivation et rêve, philosophie et ambition
Pour des raisons historiques évidentes les africains comme tous les peuples assujettis durablement à des systèmes extérieurs de pensée et d’explication du monde ont perdu peu à peu les codes de démarrage du moteur de leurs imaginaires.

 Les africains doivent entreprendre pour leur propre compte l’exploration des mondes intérieurs et extérieurs tout comme celle des mondes visibles et invisibles; dans cette entreprise vitale, la conscience et le subconscient, le cognitif et le vécu, l’intuition et l’imagination, la mémoire et l’émotion en sont tous autant sollicités.
Ce faisant, ils agrandiront les horizons intérieurs et poursuivront ensemble l’inépuisable invention de leur humanité. L’imagination me paraît être le seul véhicule capable de nous transporter au delà des frontières étroites du réel et de la réalité qui nous emprisonnent souvent. II y a un pressant appel à la fécondité et à la production de sens, à une plongée dans l’univers intérieur qui est bien plus immense que le cosmos tout entier.
Cet appel doit résonner au niveau du cerveau et de la raison, de l’esprit et de l’âme, des visions et des émotions et faire écho à notre quête de l’infini. La question ultime que les africains doivent se poser est la suivante : « Qui sommes-nous ? ».
Les fragments de réponse à cette question sont disséminés dans les récits, les histoires, les contes, les mythes et les légendes que nous nous devrons d’inventer, d’écrire ou de revisiter..
Gaston J-M KABORE

Débutée le 3 juin 2020, la formation en écriture de scénario à à l’Institut Imagine a pris fin le 13 juin 2020. La cérémonie de clôture a été ponctuée par une remise d’attestations aux participants.

Cinéma

Imagine écriture en scénario

Ils étaient aux nombres de 15 personnes de toutes professions confondues à prendre part  à cette formation en écriture scénaristique encadrée par l’un des plus grand metteur en scène de l’industrie cinématographique burkinabè, Gaston KABORE. Chose qui a d’ailleurs motivé plus d’un à s’inscrire.

Selon eux, c’était une belle opportunité à ne pas manquer lorsqu’on a la chance de bénéficier de l’expertise d’un doyen. Et donc pendant deux semaines, les participants ont appris l’importance et le rôle du scénario, les techniques  à connaître pour se perfectionner dans le domaine. Les participants ont également reçu du formateur un livret sur l’écriture de scénario pour leur formation continue.

A la clôture, les apprenants ont échangé à bâtons rompus avec l’encadreur sur les films projetés pour étancher leur curiosité.

Pour le dramaturge et participant Aristide TARNAGDA, ” écrire des scénarios à toujours était un désir pour lui car c’est un défi personnel.  ”Malgré que je sois un auteur, ce monde-là me faisait un peu peur parce qu’intuitivement c’est un monde auquel je n’étais pas habitué et qui avait ces exigences. Je ne peux pas dire que toutes mes peurs ont été neutralisées. Mais ces deux semaines d’atelier m’ont permis de comprendre un minimum. Et l’expression que j’ai retenue c’est d’abord la technique. Le temps d’apprentissage m’a paru à la fois danse et insuffisant et je souhaiterais qu’on puisse avoir un deuxième temps de rencontre même si le scénario est fini où pas car je pense que c’est un cheminement.”

Annick KANDOLO affirme avoir bien compris l’importance du scénario. ”On appris que quand on veut écrire un scénario, il est toujours important d’avoir une idée, de créer des personnages qu’il faut nourrir, les permettre d’évoluer, de vivre et d’avoir des opinions.

“Et moi depuis un certain moment, j’avais griffonné certaines choses sans pour autant savoir ce que cela pouvait donner. Cet atelier donc m’a permis de savoir que cela avait du ressort et qu’il fallait juste la structurer d’une certaine façon”, a-t-elle ajouté.

Dès que j’ai appris que c’est le doyen qui va assurer la formation, je me suis précipité pour m’inscrire car nous jeunes avons besoin de formation et de repère et Gaston KABORE en est un.  En douze jours, nous avons beaucoup appris et avons reçu un livre de 400 pages environ sur lesquels nous avons travaillé. Et je retiens essentiellement de cette formation comment écrire une scène, les 7 étapes de la narration et les 22 étapes difficiles de la narration, s’est réjoui Inoussa ZONÉ, artiste photographe.

Le formateur et Directeur Général de l’Institut IMAGINE Gaston KABORE, lui, a saisi l’occasion pour féliciter les apprenants pour leur assiduité, leur dévouement et le sacrifice consenti durant la formation. Pour Gaston KABORE, ”Il n’y a aucune appréhension à avoir à propos de la qualité de ce qu’on doit écrire car c‘est à force de travailler qu’on peut s’améliorer.

“Il n’y a pas de peur à avoir en se demandant si cela ressemble à un scénario car justement, nous sommes là pour apprendre.  Moi, en vous enseignant, je continue de m’améliorer parce que je suis obligé de réfléchir beaucoup sur les difficultés auxquelles je suis passé.  Et le fait de vous les formuler, de les mettre en mots m’aident à être plus consistant. Toute création est toujours une aventure. Il n’y a pas de certitude.  Ce n’est que la concentration et l’énergie qu’on y met et le désir de raconter qui est votre carburant et forcément si vous faites tout cela, vous ne pouvez pas rater la route”, a-t-il expliqué aux participants.

 Fatim BARRO

Au Burkina les initiatives ne manquent plus et même qu’elles se multiplient pour freiner la propagation du COVID-19 et ce, depuis l’apparition de la pandémie en mars 2020. Dans le cadre justement de la lutte contre cette maladie, l’Institut Imagine, Artistes.BF et la “Compagnie le Ruminant” réunis en partenariat ont réalisé des capsules vidéo de sensibilisation. Ces capsules au nombre de  cinq (05) ont été  présentées  et remises  ce 13 mai 2020 à la presse pour diffusion sur les différentes chaines de télévision et  les plateformes en ligne.

Pour apporter leur pierre à la lutte contre la pandémie du coronavirus, des professionnels de l’audio-visuel, du théâtre et  de la communication ont fédéré  leur génie  créateur pour produire cinq capsules  vidéo  portant sur des messages de sensibilisation. Alliant humour et comédie ces capsules d’une durée de 90 secondes chacune  portent sur les mesures barrières  édicter par le ministère de la santé.

 De G à D : Patrick COULIDIATI, Gaston KABORE, Noël MINOUNGOU et Toussaint ZONGO

Les cinq films produits sur fonds propre ont été gratuitement cédés  aux différentes chaines de télévision pour  permettre une large diffusion  sur toute l’étendue du territoire.

” Ces films sont faits par devoir et par responsabilité. Donc, nous n’avons pas attendu de rassembler  des moyens de productions pour le faire  parce qu’il y avait urgence. Nous l’avons aussi fait par volontariat, par citoyenneté et c’est pour cela que l’on s’est associé pour que chacun amène sa compétence et son engagement  afin qu’on puisse faire quelque chose qui va pouvoir  aider” a déclaré Gaston KABORE.

Pour le Directeur de l’Institut Imagine, Gaston KABORE, il faut également noter  que  la  production de ces capsules vidéo est une belle initiative qui tombe  à point nommé car, au regard du déconfinement, la population a tendance au relâchement des mesures barrières; toute chose qui laisse entrevoir un nouvel enjeu et d’autres défis à relever. Ces capsules vidéo donc selon ses initiateurs espèrent contribuer à la régression du nombre de cas déclarés au COVID-19, un nombre qui ne cesse de grimper quotidiennement.

Pour Patrick COULIDIATI, Directeur de publication du journal en ligne Artistes.BF,  ” Il faut souvent surpasser certaines considérations et privilégier l’intérêt général.  ” Il faut démontrer qu’au Burkina, qu’il ne s’agit pas seulement de “gombo”mais que nous pouvons surpasser  cela et faire quelques chose d’utile pour notre pays”, a laissé entendre Patrick COULIDIATI.

Le promoteur de Artistes.BF a aussi salué  la mobilisation et la disponibilité de toute l’équipe de tournage dont l’esprit de sacrifice a permis la réalisation de ces capsules malgré  un  contexte économique difficile. Car dit-il,  “nous avons déclenché le processus au moment où nous étions tous confinés  pour respecter les mesures barrières, au moment où toutes les activités culturelles étaient en berne”.

Nöel MINOUNGOU (en lunette) et Toussaint ZONGO

Quant au Directeur de ” la Compagnie le Ruminant, Nöel MINOUNGOU “ce fût un très grand plaisir   pour nous d’avoir participer à ce projet. Nous n’avons pas réfléchi à deux fois lorsque nous avons été contactés par le Directeur du journal ligne Artistes.BF.  Car savoir collaborer c’est aussi savoir aller en quête de connaissance; donc c’était un plaisir pour nous de pouvoir revenir à l’école auprès des aînés pour apprendre. Si c’était à recommencer, la Compagnie le Ruminant serait encore prête à revivre l’aventure.”

vue partielle des hommes de média

L’équipe a également souligner qu’au regard du nombre de ménages ne disposant pas de téléviseur, il serait   judicieux   qu’en plus des capsules  vidéo ces scènes soient sous forme radiophoniques pour que le message de sensibilisation soit accessible au plus grand nombre; ce qui nécessitera sans doute plus de moyens  et d’autres accompagnements.

Fatim BARRO

Dans le cadre des mesures ordonnées par le Gouvernement concernant la lutte contre l’épidémie du Coronavirus (COVID-19), la Direction Générale de l’Institut IMAGINE porte à la connaissance des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel ainsi que de tous les usagers de l’Institut IMAGINE que toutes ses activités de formation, de rencontre professionnelle, de projection et de matinée d’échange ainsi que les visites de l’exposition « Le Don de l’Afrique au Monde » sont suspendues à compter du Lundi 16 Mars 2020 jusqu’à nouvel ordre.

Tout en comptant sur votre bonne compréhension, la Direction Générale de l’Institut IMAGINE invite tous les professionnels et usagers au respect strict des mesures de précaution nécessaires prescrites par le Gouvernement dans le but de faire barrière à la progression du virus.

Fait à Ouagadougou, le 16 Mars 2020

La Direction Générale

Débutée le 25 Mai dernier, la formation a eu pour cadre l’Institut Imagine à l’intention de six ingénieurs de son. Pendant deux semaines, les apprenants ont approfondi leur connaissance en technique de montage et  de mixage  de  son.

Permettre aux réalisateurs et aux monteurs de pouvoir construire désormais la bande sonore de leur film sur place, tel a été entre autre l’objectif visé par cet atelier.

“L’objectif de cette formation pour  l’institut Imagine a été de renforcer les connaissances de six professionnels  en montage et mixage de son au cours de la post production d’un film. Mais aussi donner dorénavant une opportunité  à nos réalisateurs de construire la bande sonore de leur film au pays, a déclaré Gaston KABORE. 

Le son poursuit Gaston KABORE, ” a une grande dimension dramaturgique qui, souvent dans les films que nous faisons dans nos pays pour des tas de raisons, (manque de moyens, manque d’expérience et du personnel ne donnent pas la chance à la bande sonore de jouer sa pleine participation à la force d’intensité et à la puissance d’un film”.  

Pendant la formation, les six ingénieurs se sont familiarisés avec des extraits de film aux bandes sonores remarquablement bien agencées. Le but de cet exercice est,  selon le formateur d’amener les apprenants à comprendre l’importance du son dans un film. ” Il a été question pendant les 2 premiers jours de l’atelier d’écouter et de regarder des extraits de films, des séries dans lesquels les bandes sonores sont remarquables, pour vraiment voir ce que le son peut amener dans le cinéma et dans le documentaire. Au niveau technique ce qu’on a vu en plus, ce sont  des petites astuces mais aussi comment respecter les normes  internationales de mixage,” précise Pascal Zander, ingénieur de son à la télévision Belge.

Ainsi, pour tester leurs acquis, les stagiaires ont ainsi repris des anciens films sur lesquels ils se sont exercés à couper, rajouter, recréer, remplacer pour améliorer la bande sonore initialement montée sur ces films. Toute chose qui les a permis d’apprécier en fin de travail la qualité sonore des  nouvelles versions à travers lune  projection en fin de formation.

Et ce n’est pas Djedouboum Laotol Christian, arrangeur en musique venu du Tchad qui dira le contraire. Aujourd’hui, il s’estime bien outiller pour rendre agréable un film, l’habiller, donner des émotions et des tensions à travers  le son. “Je pense que le métier de mixeur est très important dans le cinéma. A défaut souvent de mixeur qualifié ou par manque de budget pour finaliser un film en post-production, les mixages des films se font la plus part à l’extérieur d’où l’intérêt de cette formation à pouvoir le faire sur place”.

Gaston Kaboré est un réalisateur burkinabè, né le à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. C’est un metteur en scène reconnu de l’industrie cinématographique du Burkina Faso.

Il a fait ses études d’histoire à l’Université de la Sorbonne à Paris, avant de faire sa formation en cinéma à l’ESEC et il exerce son métier de réalisateur de film depuis 1976. Il a signé la réalisation de plus d’une vingtaine de films de cinéma et de télévision, dont quatre longs métrages de fiction cinéma qui ont tous connus un succès national et international remarquable. Son premier film Wend Kuuni a été primé dans le monde entier, recevant notamment le César du Meilleur Film Francophone en France en 1985, tandis que son dernier long métrage intitulé Buud Yam a reçu l’Étalon de Yennenga le grand prix du 15ème Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou en 1997; et a fait partie la même année de la sélection de la Quinzaine des réalisateurs. Parallèlement à sa carrière de cinéaste, il a dirigé plusieurs institutions nationales et internationales, dont le Centre National du Cinéma du Burkina Faso et la Fédération Panafricaine des Cinéastes. En février 2003, il a fondé Imagine, un institut de formation continue et de perfectionnement aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Il est enseignant, scénariste et réalisateur de cinéma.

Il a été membre du jury à la Mostra de Venise 1994, au Festival de Cannes 1995 et à la Berlinale 2009.

Ils étaient près d’une vingtaine d’acteurs réalisateurs, comédiens et étudiants tous confondus à suivre la formation sur la mise en scène, la réalisation et la direction d’acteurs. Deux semaines durant ; c’est-à-dire, du 26 novembre au 08 décembre 2018, les participants ont bénéficié de l’encadrement de l’expertise de Robert KECHICHIAN , Réalisateur du film Astérix et Obélix, et de Simon MASNEY, acteur, auteur, réalisateur et metteur en scène.

Pour avoir foulé pour sa première fois le sol Burkinabè, Simon MASNEY se dit tout particulièrement heureux et touché par l’hospitalité des Burkinabè avant de situer le contexte de son séjour au Burkina.  “ Je suis venu en tant que formateur pour l’Institut Imagine et le contenu de cette formation a été la mise en scène, la direction et le jeux d’acteurs. En terme d’objectif, il s’agissait de faire en sorte que des professionnels en devenir comprennent les enjeux d’une préparation importante avant le film, et de comprendre que le cinéma est un art collectif. C’est-à-dire, qu’un film ne peut se faire tout seul, il faut avant tout travailler en équipe, travailler la technique et le côté artistique, les buts des jeux, la direction d’acteurs et l’écriture ». 

Pour Simon MASNEY, l’Afrique aurait tout ce qu’il faut pour former de grands cinéastes sur place et qui n’auront pas besoin d’aller à l’extérieure. “ Je pense qu’en ce qui concerne la formation à Imagine, les moyens alloués pour se former sont très bien. Je connais un tout petit peu les écoles payantes en France et en ce qui concerne ces écoles et ici, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’aller en France pour se former », a ajouté le formateur.

La cérémonie de clôture a été marquée par la projection de films réalisés par les participants et une remise d’attestation a mis fin à cette session d’atelier consacrée à la mise en scène, réalisation et direction d’acteurs.