A l’Institut IMAGINE se tient  depuis le 15 septembre  2018, un atelier de formation sur les métiers du cinéma (Réalisation, Mise en scène et Direction d’acteurs de Cinéma).

Pour la circonstance, l’Institut IMAGINE a fait appel au  producteur et réalisateur de cinéma, Joël Farges. D’origine française et enseignant de cinéma à l’université de la Sorbonne Nouvelle,  Joël Farges est auteur de plusieurs films de court-métrages sur la peinture contemporaine et l’archéologie du cinéma.

Seront abordés  au cours de cet atelier de formation, l’écriture scénaristique, l’interprétation d’acteur, la réalisation et le montage. Dans les prochains jours donc, les stagiaires découvriront l’univers tout entier de la fabrication d’un film. C’est du moins ce que nous explique Joël Farge.   “A partir d’aujourd’hui  commence le vrai travail. J’ai pris un scénario d’une des élèves et à partir de ce scénario,  on va essayer de le développer, le travailler et voir comment on pourrait le produire.  On va même tourner de petites scènes qu’on va monter par la suite. Donc, on va essayer de faire comme si on faisait un film  pour que chaque élève, chaque personne qui a une formation différente, selon qu’il  est acteur,  réalisateur ou scénariste puisse se positionner  et comprendre comment on peut faire un film.”

Interrogé sur l’avenir du cinéma africain, Jöel Farges  se dit  optimiste. “Regardez aux USA, on constate maintenant un cinéma d’origine africaine qui se positionne de façon très forte . Le dernier film de Spike Lee que j’ai vu au Festival de Cannes,  est un film magnifique et très intéressant  justement sur la question raciale”, nous confie le formateur. “

 “Tout est là, l’histoire, les acteurs, la musique. Regardez la place de la musique africaine dans le monde, elle est primordiale et essentielle, elle a révolutionné le dernier siècle de tout ce qui était de la musique.  Donc,  il n’y a absolument pas de raison pour que dans le cinéma ça ne se fasse pas pareil”, rassure le réalisateur français. 

Camp Mémoire, c’est tout simplement l’histoire de l’Afrique racontée par l’Institut Imagine à travers une visite guidée et de films documentaires.

Imagine

Toussaint Zongo (en chemise bleue) servant de guide

Dédié aux jeunes, le musée “Don de l’Afrique” est une initiative de l’Institut Imagine pour permettre  aux jeunes générations de  revisiter le passé et l’histoire de l’Afrique. Avec  à l’appui des images  et des films documentaires, “Camp mémoire” est une session d’initiation, de conscientisation, de partages avec des étudiants, des élèves et des chercheurs de toutes disciplines confondues.

“Ce camp a été mise en place pour que les jeunes puissent avoir conscience que  l’Afrique est le berceau de l’humanité et que celle-ci  (l’Afrique) a contribué immensément  à  enrichir l’histoire de l’humanité. Donc c’est l’apport de l’histoire à la civilisation universelle que nous faisons visiter au public car on ne peut pas développer l’Afrique si on ne connaît pas l’histoire du continent africain”,  a expliqué  Toussaint ZONGO qui nous servi de guide.

Tout au long de cette session d’apprentissage, on découvre  l’histoire des hommes, l’écriture (la charte des mandé), la traite négrière à travers le code noir, l’histoire des tirailleurs sénégalais, les œuvres d’arts africaines, des reliques des crânes de Toumaï, l’histoire de Lucie..Etc. Au-delà de la visite guidée, des films documentaires sont proposés aux stagiaires pour consolider leurs acquis. Enfin, des séances d’initiation à la préservation et à la conservation des archives ont été également enseignées aux étudiants. Camp mémoire est donc un condensé de cours complet sur l’histoire de l’Afrique, une belle initiative qui rencontre l’adhésion des jeunes qui voient à travers ces sessions de formation leur soif abreuvée.

Valéa Bénéwendé Cynthia et Konaté Till participants

Pour Valéa Bénéwendé Cynthia étudiante en communication journalistique, suivre de telles sessions est un devoir de redevabilité.

” Je pense qu’il est très important pour nous d’avoir ce devoir de mémoire. C’est ce qui va nous permettre de  retourner à nos origines, nous ressourcer et ressortir meilleur parce car les gens ont beau nous montrer des images  sombres de l’Afrique mais tout de même,  elle est eu  auparavant de beaux jours et le meilleur reste à venir …”

Quant à Konaté Till membre du cadre “2 heures pour nous “, le besoin de venir à ce camp mémoire, est surtout de s’y reconnaître, de se réapproprier sa propre personne  et sa propre histoire afin de se fixer un cap avec une conscience  certaine ”

Le camp mémoire se poursuit jusqu’en octobre 2018 et les inscriptions sont gratuites à l’Institut Imagine.