Débutée le 3 juin 2020, la formation en écriture de scénario à à l’Institut Imagine a pris fin le 13 juin 2020. La cérémonie de clôture a été ponctuée par une remise d’attestations aux participants.

Ils étaient aux nombres de 15 personnes de toutes professions confondues à prendre part  à cette formation en écriture scénaristique encadrée par l’un des plus grand metteur en scène de l’industrie cinématographique burkinabè, Gaston KABORE. Chose qui a d’ailleurs motivé plus d’un à s’inscrire.

Cinéma

Atelier en écriture de scénario Institut Imagine

Selon eux, c’était une belle opportunité à ne pas manquer lorsqu’on a la chance de bénéficier de l’expertise d’un doyen. Et donc pendant deux semaines, les participants ont appris l’importance et le rôle du scénario, les techniques  à connaître pour se perfectionner dans le domaine. Les participants ont également reçu du formateur un livret sur l’écriture de scénario pour leur formation continue.

A la clôture, les apprenants ont échangé à bâtons rompus avec l’encadreur sur les films projetés pour étancher leur curiosité.

Pour le dramaturge et participant Aristide TARNAGDA, ” écrire des scénarios a toujours était un désir pour lui car c’est un défi personnel.  ”Malgré que je sois un auteur, ce monde-là me faisait un peu peur parce qu’intuitivement c’est un monde auquel je n’étais pas habitué et qui avait ces exigences. Je ne peux pas dire que toutes mes peurs ont été neutralisées. Mais ces deux semaines d’atelier m’ont permis de comprendre un minimum. Et l’expression que j’ai retenue c’est d’abord la technique. Le temps d’apprentissage m’a paru à la fois danse et insuffisant et je souhaiterais qu’on puisse avoir un deuxième temps de rencontre même si le scénario est fini où pas car je pense que c’est un cheminement.”

 Annick KANDOLO affirme avoir bien compris l’importance du scénario. ”On appris que quand on veut écrire un scénario, il est toujours important d’avoir une idée, de créer des personnages qu’il faut nourrir, les permettre d’évoluer, de vivre et d’avoir des opinions.

“Et moi depuis un certain moment, j’avais griffonné certaines choses sans pour autant savoir ce que cela pouvait donner. Cet atelier donc m’a permis de savoir que cela avait du ressort et qu’il fallait juste la structurer d’une certaine façon”, a-t-elle ajouté.

”Dès que j’ai appris que c’est le doyen qui va assurer la formation, je me suis précipité pour m’inscrire car nous jeunes avons besoin de formation et de repère et Gaston KABORE en est un.  En douze jours, nous avons beaucoup appris et avons reçu un livre de 400 pages environ sur lesquels nous avons travaillé. Et je retiens essentiellement de cette formation comment écrire une scène, les 7 étapes de la narration et les 22 étapes difficiles de la narration”, s’est réjoui Inoussa ZONÉ, artiste photographe.

Le formateur et Directeur Général de l’Institut IMAGINE Gaston KABORE, lui, a saisi l’occasion pour féliciter les apprenants pour leur assiduité, leur dévouement et le sacrifice consenti durant la formation. Pour Gaston KABORE, ”Il n’y a aucune appréhension à avoir à propos de la qualité de ce qu’on doit écrire car c‘est à force de travailler qu’on peut s’améliorer.

“Il n’y a pas de peur à avoir en se demandant si cela ressemble à un scénario car justement, nous sommes là pour apprendre.  Moi, en vous enseignant, je continue de m’améliorer parce que je suis obligé de réfléchir beaucoup sur les difficultés auxquelles je suis passé.  Et le fait de vous les formuler, de les mettre en mots m’aident à être plus consistant. Toute création est toujours une aventure. Il n’y a pas de certitude.  Ce n’est que par la concentration et l’énergie qu’on y met et le désir de raconter qui est votre carburant et forcément si vous faites tout cela, vous ne pouvez pas rater la route”, a-t-il expliqué aux participants.

 Fatim BARRO

Débutée le 25 Mai dernier, la formation a eu pour cadre l’Institut Imagine à l’intention de six ingénieurs de son. Pendant deux semaines, les apprenants ont approfondi leur connaissance en technique de montage et  de mixage  de  son.

Permettre aux réalisateurs et aux monteurs de pouvoir construire désormais la bande sonore de leur film sur place, tel a été entre autre l’objectif visé par cet atelier.

“L’objectif de cette formation pour  l’institut Imagine a été de renforcer les connaissances de six professionnels  en montage et mixage de son au cours de la post production d’un film. Mais aussi donner dorénavant une opportunité  à nos réalisateurs de construire la bande sonore de leur film au pays, a déclaré Gaston KABORE. 

Le son poursuit Gaston KABORE, ” a une grande dimension dramaturgique qui, souvent dans les films que nous faisons dans nos pays pour des tas de raisons, (manque de moyens, manque d’expérience et du personnel ne donnent pas la chance à la bande sonore de jouer sa pleine participation à la force d’intensité et à la puissance d’un film”.  

Pendant la formation, les six ingénieurs se sont familiarisés avec des extraits de film aux bandes sonores remarquablement bien agencées. Le but de cet exercice est,  selon le formateur d’amener les apprenants à comprendre l’importance du son dans un film. ” Il a été question pendant les 2 premiers jours de l’atelier d’écouter et de regarder des extraits de films, des séries dans lesquels les bandes sonores sont remarquables, pour vraiment voir ce que le son peut amener dans le cinéma et dans le documentaire. Au niveau technique ce qu’on a vu en plus, ce sont  des petites astuces mais aussi comment respecter les normes  internationales de mixage,” précise Pascal Zander, ingénieur de son à la télévision Belge.

Ainsi, pour tester leurs acquis, les stagiaires ont ainsi repris des anciens films sur lesquels ils se sont exercés à couper, rajouter, recréer, remplacer pour améliorer la bande sonore initialement montée sur ces films. Toute chose qui les a permis d’apprécier en fin de travail la qualité sonore des  nouvelles versions à travers lune  projection en fin de formation.

Et ce n’est pas Djedouboum Laotol Christian, arrangeur en musique venu du Tchad qui dira le contraire. Aujourd’hui, il s’estime bien outiller pour rendre agréable un film, l’habiller, donner des émotions et des tensions à travers  le son. “Je pense que le métier de mixeur est très important dans le cinéma. A défaut souvent de mixeur qualifié ou par manque de budget pour finaliser un film en post-production, les mixages des films se font la plus part à l’extérieur d’où l’intérêt de cette formation à pouvoir le faire sur place”.

Ils étaient près d’une vingtaine d’acteurs réalisateurs, comédiens et étudiants tous confondus à suivre la formation sur la mise en scène, la réalisation et la direction d’acteurs. Deux semaines durant ; c’est-à-dire, du 26 novembre au 08 décembre 2018, les participants ont bénéficié de l’encadrement de l’expertise de Robert KECHICHIAN , Réalisateur du film Astérix et Obélix, et de Simon MASNEY, acteur, auteur, réalisateur et metteur en scène.

Pour avoir foulé pour sa première fois le sol Burkinabè, Simon MASNEY se dit tout particulièrement heureux et touché par l’hospitalité des Burkinabè avant de situer le contexte de son séjour au Burkina.  “ Je suis venu en tant que formateur pour l’Institut Imagine et le contenu de cette formation a été la mise en scène, la direction et le jeux d’acteurs. En terme d’objectif, il s’agissait de faire en sorte que des professionnels en devenir comprennent les enjeux d’une préparation importante avant le film, et de comprendre que le cinéma est un art collectif. C’est-à-dire, qu’un film ne peut se faire tout seul, il faut avant tout travailler en équipe, travailler la technique et le côté artistique, les buts des jeux, la direction d’acteurs et l’écriture ». 

Pour Simon MASNEY, l’Afrique aurait tout ce qu’il faut pour former de grands cinéastes sur place et qui n’auront pas besoin d’aller à l’extérieure. “ Je pense qu’en ce qui concerne la formation à Imagine, les moyens alloués pour se former sont très bien. Je connais un tout petit peu les écoles payantes en France et en ce qui concerne ces écoles et ici, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’aller en France pour se former », a ajouté le formateur.

La cérémonie de clôture a été marquée par la projection de films réalisés par les participants et une remise d’attestation a mis fin à cette session d’atelier consacrée à la mise en scène, réalisation et direction d’acteurs.

A l’Institut IMAGINE se tient  depuis le 15 septembre  2018, un atelier de formation sur les métiers du cinéma (Réalisation, Mise en scène et Direction d’acteurs de Cinéma).

Pour la circonstance, l’Institut IMAGINE a fait appel au  producteur et réalisateur de cinéma, Joël Farges. D’origine française et enseignant de cinéma à l’université de la Sorbonne Nouvelle,  Joël Farges est auteur de plusieurs films de court-métrages sur la peinture contemporaine et l’archéologie du cinéma.

Seront abordés  au cours de cet atelier de formation, l’écriture scénaristique, l’interprétation d’acteur, la réalisation et le montage. Dans les prochains jours donc, les stagiaires découvriront l’univers tout entier de la fabrication d’un film. C’est du moins ce que nous explique Joël Farge.   “A partir d’aujourd’hui  commence le vrai travail. J’ai pris un scénario d’une des élèves et à partir de ce scénario,  on va essayer de le développer, le travailler et voir comment on pourrait le produire.  On va même tourner de petites scènes qu’on va monter par la suite. Donc, on va essayer de faire comme si on faisait un film  pour que chaque élève, chaque personne qui a une formation différente, selon qu’il  est acteur,  réalisateur ou scénariste puisse se positionner  et comprendre comment on peut faire un film.”

Interrogé sur l’avenir du cinéma africain, Jöel Farges  se dit  optimiste. “Regardez aux USA, on constate maintenant un cinéma d’origine africaine qui se positionne de façon très forte . Le dernier film de Spike Lee que j’ai vu au Festival de Cannes,  est un film magnifique et très intéressant  justement sur la question raciale”, nous confie le formateur. “

 “Tout est là, l’histoire, les acteurs, la musique. Regardez la place de la musique africaine dans le monde, elle est primordiale et essentielle, elle a révolutionné le dernier siècle de tout ce qui était de la musique.  Donc,  il n’y a absolument pas de raison pour que dans le cinéma ça ne se fasse pas pareil”, rassure le réalisateur français. 

Camp Mémoire, c’est tout simplement l’histoire de l’Afrique racontée par l’Institut Imagine à travers une visite guidée et de films documentaires.

Imagine

Toussaint Zongo (en chemise bleue) servant de guide

Dédié aux jeunes, le musée “Don de l’Afrique” est une initiative de l’Institut Imagine pour permettre  aux jeunes générations de  revisiter le passé et l’histoire de l’Afrique. Avec  à l’appui des images  et des films documentaires, “Camp mémoire” est une session d’initiation, de conscientisation, de partages avec des étudiants, des élèves et des chercheurs de toutes disciplines confondues.

“Ce camp a été mise en place pour que les jeunes puissent avoir conscience que  l’Afrique est le berceau de l’humanité et que celle-ci  (l’Afrique) a contribué immensément  à  enrichir l’histoire de l’humanité. Donc c’est l’apport de l’histoire à la civilisation universelle que nous faisons visiter au public car on ne peut pas développer l’Afrique si on ne connaît pas l’histoire du continent africain”,  a expliqué  Toussaint ZONGO qui nous servi de guide.

Tout au long de cette session d’apprentissage, on découvre  l’histoire des hommes, l’écriture (la charte des mandé), la traite négrière à travers le code noir, l’histoire des tirailleurs sénégalais, les œuvres d’arts africaines, des reliques des crânes de Toumaï, l’histoire de Lucie..Etc. Au-delà de la visite guidée, des films documentaires sont proposés aux stagiaires pour consolider leurs acquis. Enfin, des séances d’initiation à la préservation et à la conservation des archives ont été également enseignées aux étudiants. Camp mémoire est donc un condensé de cours complet sur l’histoire de l’Afrique, une belle initiative qui rencontre l’adhésion des jeunes qui voient à travers ces sessions de formation leur soif abreuvée.

Valéa Bénéwendé Cynthia et Konaté Till participants

Pour Valéa Bénéwendé Cynthia étudiante en communication journalistique, suivre de telles sessions est un devoir de redevabilité.

” Je pense qu’il est très important pour nous d’avoir ce devoir de mémoire. C’est ce qui va nous permettre de  retourner à nos origines, nous ressourcer et ressortir meilleur parce car les gens ont beau nous montrer des images  sombres de l’Afrique mais tout de même,  elle est eu  auparavant de beaux jours et le meilleur reste à venir …”

Quant à Konaté Till membre du cadre “2 heures pour nous “, le besoin de venir à ce camp mémoire, est surtout de s’y reconnaître, de se réapproprier sa propre personne  et sa propre histoire afin de se fixer un cap avec une conscience  certaine ”

Le camp mémoire se poursuit jusqu’en octobre 2018 et les inscriptions sont gratuites à l’Institut Imagine.

Ce sont des participants de différents profils (élèves, étudiants et techniciens de l’audio-visuel ) qui  viennent de finir  leur formation à l’Institut IMAGINE. L’activité dénommée ” 120 heures Chrono” vise  à initier les jeunes au langage cinématographique (écriture de scénario, prises de vue, du son et les techniques de montage). La fin de la formation a été marquée par une série de projection de films de 3mn réalisées par les stagiaires. C’était ce 21 Juillet 2018 à l’Institut IMAGINE  en présence évidemment des stagiaires, de leurs parents et de leurs encadreurs.

C’est  la 5ème session des “120 h Chrono” qui vient de prendre fin ce 21 Juillet 2018 à l’Institut IMAGINE. Projection des films réalisés par les stagiaires, échanges à bâtons rompus sur  les films projetés et partages d’expériences ont marqué la clôture de la formation.  C’est donc dans une atmosphère très détendue et sans tabou que se sont déroulés  les échanges entre apprenants et encadreurs sous  les regards et les oreilles témoins des parents.

Le Directeur Général de l’Institut IMAGINE Gaston KABORE a saisi l’occasion pour féliciter les formateurs pour leur dévouement et le sacrifice consenti  durant la formation. A l’endroit des stagiaires, le fondateur de l’Institut IMAGINE leur a prodigué des conseils. ” Il faut continuer de se perfectionner en  essayant toujours  d’écrire de petites histoires “, dit Gaston KABORE. Pour cela, il faut bien commencer  chaque histoire  en  ayant une maîtrise parfaite  du personnage de cette histoire, “car, on ne peut pas écrire une histoire sans connaître le personnage sur qui on écrit. Il faut donc connaître le personnage, créer des situations, créer des obstacles pour finir fort  une histoire”, souligne Gaston KABORE.

Au total, 4 films de 3 mn ont été projetés. “LE LOYER”, le Curé”, “prise de conscience” et “Jacques” sont les titres des films qui, bien que de courtes durées racontent de belles histoires  avec  des messages assez forts.

Pour Toussaint ZONGO, l’objectif est atteint car selon lui,” Le but, c’est de faire en sorte que ces formations puissent être bénéfiques aux apprenants non pour en faire forcément d’eux des cinéastes mais pour leur donner le goût et leur apprendre le langage cinématographique”

Madina OUEDRAOGO,  Ingénieur en montage de film et formatrice dit avoir gardé de bonnes impressions :

” parce que j’ai rencontré des  participants qui voulaient réellement apprendre et en cela, ils donnaient le meilleur d’eux-mêmes. La seule difficulté pour nous en tant que formateur, était de pouvoir les amener à s’approprier du logiciel de montage  dans le laps de temps qui nous était imparti par la formation. Comment faire en sorte que chaque participant puisse manipuler et se familiariser au logiciel, c‘était véritablement  là le souci majeur vu que nous étions contraints par le temps. Autrement, ils avaient de très bonnes histoires et cela facilitait le  travail. Il faut dire que je suis très fier du travail abattu durant la semaine. J’ai aussi beaucoup appris  des participants parce qu’ils ont réussi à me redonner l’envie de toujours  faire le montage et de transmettre ce que j’avais comme savoir. Très réceptifs, ils m’ont amené quelque fois à me surpasser pour faire mieux et répondre surtout à leur attente”, nous apprend  la formatrice.

C’est tout naturel donc si les stagiaires se sentent bien outillés et capables déjà de réussir des rôles sur le terrain.

Sheîda Océane TRAORE : Stagiaire

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Débutée le 25 Mai dernier, la formation a eu pour cadre l’Institut Imagine à l’intention de six ingénieurs de son. Pendant deux semaines, les apprenants ont approfondi leur connaissance en technique de montage et  de mixage  de  son.

Permettre aux réalisateurs et aux monteurs de pouvoir construire désormais la bande sonore de leur film sur place, tel a été entre autre l’objectif visé par cet atelier.

“L’objectif de cette formation pour  l’institut Imagine a été de renforcer les connaissances de six professionnels  en montage et mixage de son au cours de la post production d’un film. Mais aussi donner dorénavant une opportunité  à nos réalisateurs de construire la bande sonore de leur film au pays, a déclaré Gaston KABORE. 

Le son poursuit Gaston KABORE, ” a une grande dimension dramaturgique qui, souvent dans les films que nous faisons dans nos pays pour des tas de raisons, (manque de moyens, manque d’expérience et du personnel ne donnent pas la chance à la bande sonore de jouer sa pleine participation à la force d’intensité et à la puissance d’un film”.  

Pendant la formation, les six ingénieurs se sont familiarisés avec des extraits de film aux bandes sonores remarquablement bien agencées. Le but de cet exercice est,  selon le formateur d’amener les apprenants à comprendre l’importance du son dans un film. ” Il a été question pendant les 2 premiers jours de l’atelier d’écouter et de regarder des extraits de films, des séries dans lesquels les bandes sonores sont remarquables, pour vraiment voir ce que le son peut amener dans le cinéma et dans le documentaire. Au niveau technique ce qu’on a vu en plus, ce sont  des petites astuces mais aussi comment respecter les normes  internationales de mixage,” précise Pascal Zander, ingénieur de son à la télévision Belge.

Ainsi, pour tester leurs acquis, les stagiaires ont ainsi repris des anciens films sur lesquels ils se sont exercés à couper, rajouter, recréer, remplacer pour améliorer la bande sonore initialement montée sur ces films. Toute chose qui les a permis d’apprécier en fin de travail la qualité sonore des  nouvelles versions à travers lune  projection en fin de formation.

Et ce n’est pas Djedouboum Laotol Christian, arrangeur en musique venu du Tchad qui dira le contraire. Aujourd’hui, il s’estime bien outiller pour rendre agréable un film, l’habiller, donner des émotions et des tensions à travers  le son. “Je pense que le métier de mixeur est très important dans le cinéma. A défaut souvent de mixeur qualifié ou par manque de budget pour finaliser un film en post-production, les mixages des films se font la plus part à l’extérieur d’où l’intérêt de cette formation à pouvoir le faire sur place”.

L’atelier sur la technique de lecture et d’analyse de film ouvert le 3 avril dernier à l’institut IMAGINE  vient de clôturer ses travaux ce 14 avril 2018. Écrire un scénario, un synopsis et une note d’information… bref, s’approprier  des techniques de lectures et d’analyse de films sont désormais chose acquise pour ces participants qui ont reçu leur parchemin de fin de stage des mains de la formatrice Osange SILOU.

C’est une formation qui a duré 10 jours pendant lesquels, cadreurs, monteurs, réalisateurs ont approfondi leurs connaissances en matière de sons et d’images.  Retour sur cet atelier avec Gaston KABORE, le Directeur de l’Institut Imagine.

“Osange SILOU a montré une grande variété de films de toutes les parties du monde et elle a pu amener  ainsi les participants à comprendre qu’en réalité, créer  quelle que soit  la latitude du monde où on se situe, ça demande la même énergie , la même créativité , la même imagination et que ce qui fait la diversité des inspirations, ce sont  les substrats culturels des uns des autres, les réalités sociales dans lesquelles ils vivent” a déclaré Gaston KABORE.

IMAGINE qui se positionne aujourd’hui au Burkina comme étant un chantier permanent et un terreau fertile  d’apprentissage compte intensifier la formation pour fortifier et susciter chez les jeunes cinéastes, l’envie de toujours apprendre. “Je crois que  plus on répétera ce genre de formation mieux  je l’espère,  les jeunes cinéastes d’ici  seront fortifiés, consolidés dans leurs envies de faire des films singuliers qui, non seulement parlent avec leur public local mais qui soient capables de parler au reste du monde”, a  ajouté Gaston Kaboré Fondateur de l’Institut Imagine.

Toute chose donc qui entre en ligne de compte avec la politique du Ministre en charge de la culture. En tant que premier responsable d’une structure abritant une direction du cinéma, le Ministre Abdoul Karim SANGO est venu apporter son soutien au travail et sa disponibilité à accompagner  l’Institut IMAGINE. “Je veux juste traduire ma satisfaction d’être là et vous encourager pour ce que vous faites.  C’est un plaisir pour moi puisque vous faites un travail excellent. J’espère que les jeunes qui ont été formés ont appris de bonnes choses et que leurs talents vont se confirmer d’avantage. Merci aussi à Osange qui est  venue de très de loin. Je suis là et ça traduit ma disponibilité évidemment à accompagner toutes les initiatives dans le sens de renforcer le secteur  du cinéma tant au Burkina qu’en Afrique”, a soutenu le Ministre SANGO”

Pour Osange Silou KIEFFER, il s’agissait non seulement d’échanger avec les participants sur les différentes techniques d’écriture, de scénarios, de synopsis et d’une note d’information mais aussi,  de s’approprier des techniques de lecture et d’analyse à travers quelques projections de films africains, de la diaspora, du Nord et du Sud.

La formatrice qui n’a pas la prétention d’avoir donné des solutions magiques aux participants parce que dit-elle, ” Le cinéma n’est pas quelque chose de statique mais quelque chose qui évolue. Nous devons aussi évoluer avec le cinéma, évoluer dans notre regard, évoluer dans nos connaissances“. “Donc, il faudrait être attentif ! Chez nous aux Antilles, on dit “veillatifs”, c’est à dire veiller,” a ajouté Madame Osange Silou KIEFFER.

Pour cet atelier de formation, les résultats engrangés parlent d’eux-mêmes ou du moins, à travers les appréciations de quelques participants. Lauraine Sanou, étudiante en droit qui ne maîtrisait aucune technique en cinéma dit avoir appris beaucoup de choses.

” j’ai appris beaucoup de choses, moi par exemple qui  ne connaissais pas les techniques de cinéma, les images, les lumières la formatrice nous a appris à quoi cela servait. A travers tout ce qu’elle nous a appris, j’ai décidé de reprendre mon scénario et de le retravailler parce que sans qu’elle ne le lise,  j’ai compris moi-même qu’il était touffu”, affirme-t-elle.

“La formatrice nous a permis de rêver” dit Amed Assane Zéda  en année de licence réalisation  à l’ISIS ” j’ai appris beaucoup de choses parce que le thème “de l’écrit à l’image” c’était une autre école que celle à laquelle je suis. C’était beaucoup plus pratique et concret. Je dirais que cette formatrice nous a permis de rêver. Elle a réveillé en nous le lion qui dormait pour le métier auquel nous aspirons”, a t- il poursuivi.