Au Burkina les initiatives ne manquent plus et même qu’elles se multiplient pour freiner la propagation du COVID-19 et ce, depuis l’apparition de la pandémie en mars 2020. Dans le cadre justement de la lutte contre cette maladie, l’Institut Imagine, Artistes.BF et la “Compagnie le Ruminant” réunis en partenariat ont réalisé des capsules vidéo de sensibilisation. Ces capsules au nombre de  cinq (05) ont été  présentées  et remises  ce 13 mai 2020 à la presse pour diffusion sur les différentes chaines de télévision et  les plateformes en ligne.

Pour apporter leur pierre à la lutte contre la pandémie du coronavirus, des professionnels de l’audio-visuel, du théâtre et  de la communication ont fédéré  leur génie  créateur pour produire cinq capsules  vidéo  portant sur des messages de sensibilisation. Alliant humour et comédie ces capsules d’une durée de 90 secondes chacune  portent sur les mesures barrières  édicter par le ministère de la santé.

 De G à D : Patrick COULIDIATI, Gaston KABORE, Noël MINOUNGOU et Toussaint ZONGO

Les cinq films produits sur fonds propre ont été gratuitement cédés  aux différentes chaines de télévision pour  permettre une large diffusion  sur toute l’étendue du territoire.

” Ces films sont faits par devoir et par responsabilité. Donc, nous n’avons pas attendu de rassembler  des moyens de productions pour le faire  parce qu’il y avait urgence. Nous l’avons aussi fait par volontariat, par citoyenneté et c’est pour cela que l’on s’est associé pour que chacun amène sa compétence et son engagement  afin qu’on puisse faire quelque chose qui va pouvoir  aider” a déclaré Gaston KABORE.

Pour le Directeur de l’Institut Imagine, Gaston KABORE, il faut également noter  que  la  production de ces capsules vidéo est une belle initiative qui tombe  à point nommé car, au regard du déconfinement, la population a tendance au relâchement des mesures barrières; toute chose qui laisse entrevoir un nouvel enjeu et d’autres défis à relever. Ces capsules vidéo donc selon ses initiateurs espèrent contribuer à la régression du nombre de cas déclarés au COVID-19, un nombre qui ne cesse de grimper quotidiennement.

Pour Patrick COULIDIATI, Directeur de publication du journal en ligne Artistes.BF,  ” Il faut souvent surpasser certaines considérations et privilégier l’intérêt général.  ” Il faut démontrer qu’au Burkina, qu’il ne s’agit pas seulement de “gombo”mais que nous pouvons surpasser  cela et faire quelques chose d’utile pour notre pays”, a laissé entendre Patrick COULIDIATI.

Le promoteur de Artistes.BF a aussi salué  la mobilisation et la disponibilité de toute l’équipe de tournage dont l’esprit de sacrifice a permis la réalisation de ces capsules malgré  un  contexte économique difficile. Car dit-il,  “nous avons déclenché le processus au moment où nous étions tous confinés  pour respecter les mesures barrières, au moment où toutes les activités culturelles étaient en berne”.

Nöel MINOUNGOU (en lunette) et Toussaint ZONGO

Quant au Directeur de ” la Compagnie le Ruminant, Nöel MINOUNGOU “ce fût un très grand plaisir   pour nous d’avoir participer à ce projet. Nous n’avons pas réfléchi à deux fois lorsque nous avons été contactés par le Directeur du journal ligne Artistes.BF.  Car savoir collaborer c’est aussi savoir aller en quête de connaissance; donc c’était un plaisir pour nous de pouvoir revenir à l’école auprès des aînés pour apprendre. Si c’était à recommencer, la Compagnie le Ruminant serait encore prête à revivre l’aventure.”

vue partielle des hommes de média

L’équipe a également souligner qu’au regard du nombre de ménages ne disposant pas de téléviseur, il serait   judicieux   qu’en plus des capsules  vidéo ces scènes soient sous forme radiophoniques pour que le message de sensibilisation soit accessible au plus grand nombre; ce qui nécessitera sans doute plus de moyens  et d’autres accompagnements.

Fatim BARRO

Dans le cadre des mesures ordonnées par le Gouvernement concernant la lutte contre l’épidémie du Coronavirus (COVID-19), la Direction Générale de l’Institut IMAGINE porte à la connaissance des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel ainsi que de tous les usagers de l’Institut IMAGINE que toutes ses activités de formation, de rencontre professionnelle, de projection et de matinée d’échange ainsi que les visites de l’exposition « Le Don de l’Afrique au Monde » sont suspendues à compter du Lundi 16 Mars 2020 jusqu’à nouvel ordre.

Tout en comptant sur votre bonne compréhension, la Direction Générale de l’Institut IMAGINE invite tous les professionnels et usagers au respect strict des mesures de précaution nécessaires prescrites par le Gouvernement dans le but de faire barrière à la progression du virus.

Fait à Ouagadougou, le 16 Mars 2020

La Direction Générale

Toucher à tous les aspects de la production cinématographique, tel était l’objectif visé par  l’atelier de  formation tenu à l’Institut IMAGINE du 05 au 17 mars 2018. La production étant un des maillons qui a du mal à décoller dans le secteur du cinéma et de l’audio-visuel en Afrique, Imagine a fait appel au Franco-Béninois, Faissol Gnonlonfin, producteur du film  “Wallay” pour partager son expérience avec des jeunes réalisateurs.  

Pendant deux semaines,  les participants au nombre de 12 ont  passé en revue les  différents aspects du Cinéma et de l’audio-visuel. Du budget des films, au  montage des dossiers de films en passant par des conseils à éviter pendant le montage des dossiers ont été tous abordés.

C’est une formation très importante selon Gaston KABORE car, ” c‘est un des métiers qui a du mal à éclore dans le contexte du cinéma et  de l’audiovisuel en Afrique; tout simplement  parce que il y a peu de ressource, peu de guichets,  il n’y a pas assez de mécanisme de financement  du cinéma et de l’audiovisuel”, a souligné le Directeur Général de IMAGINE.

” Il n’y a pas de métier sans obstacles et notre principal obstacle, c’est le financement”, a déclaré le formateur.” il faut que nos pays sachent qu’il faut qu’il y ait des fonds

pour le cinéma et qu’on en a besoin pour vivre du métier par ce que tout ce qui est fond à l’international est en train de chuter et on a besoin d’être accompagné par nos états pour faire des films.  S’il  y a déjà ce soutien et avec la technicité et la créativité qui existe  sur le terrain,  je pense que les gens vont  fédérer pour pouvoir faire des films”,  a-t-il poursuivi.

Au regard donc de cette rareté des ressources et de mécanisme de financement, cette formation ne pouvait qu’être la bienvenue pour les participants. C’est du moins les avis de quelques participantes que nous vous proposons de lire :

Sita Traoré :   Réalisatrice du film Fadima  : ” Je remercie Imagine de m’avoir permis de prendre part à cette formation qui a été pour moi très enrichissante, j’ai appris beaucoup de choses que j’ignorais ou que je savais mais que je  ne savais comment m’y prendre. J’ai appris comment monter un dossier, comment dorénavant gérer ma  boite de production, gérer un plateau de tournage et comment monter mes dossiers de financement”.

Pour Kady TRAORE,  auteure déjà de plusieurs films,  le formateur a été même très généreux dans le partage du savoir. “Cette formation a été très utile en mon sens parce que le formateur est quelqu’un de très généreux dans le partage. Il nous a fait voir à peu près toutes les erreurs qu’on pouvait faire dans les montages de films et qui font que nos dossiers sont parfois rejetés par certaines commissions de sélection”.